Les expos de Mode à Paris

Bien entendu on ira voir Vermeer au Louvre, bien entendu on ira aussi voir les chefs-d’oeuvre de la collection Leiden. Mais Paris cette année concentre une telle quantité d’expo de mode qu’il faut absolument garder un peu de temps pour aller les découvrir. De l’oeuvre magistrale de Balenciaga ou de Givenchy, des tenues de scène de Dalida,  jusqu’à l’évolution de la mode au quotidien pendant la guerre de 14 et les débuts de Jeanne Lanvin ou Coco Chanel, petit mémento de ce qu’on va aller voir pour tout connaitre de cet art majeur :

BALENCIAGA, L’OEUVRE AU NOIR

DU 8 mars au 16 juillet 2017

« En hommage à Cristóbal Balenciaga (1895-1972), le couturier des couturiers, le Palais Galliera présente au musée Bourdelle : Balenciaga, l’oeuvre au noir résonnant des sonorités noires d’un alchimiste de la couture. Cette exposition inaugure la saison espagnole du Palais Galliera.

MUSÉE BOURDELLE – 18, rue Antoine Bourdelle 75015 Paris – du mardi au dimanche de 10h à 18h

Mode & Femmes 14/18

Du 27 février 2017 au 17 juin 2017

« A l’occasion de sa réouverture, la bibliothèque Forney – bibliothèque d’arts décoratifs, métiers d’art et arts graphiques de la Ville de Paris – propose d’explorer l’histoire de la mode et des femmes dans la société française durant la Première Guerre mondiale. »

 Bibliothèque Forney (4e) – 1, rue du Figuier, Paris 4e – Du mardi au samedi, de 13h à 19h – Entrée libre
Fermeture les 15 avril, 25 mai et 3 juin 2017.

Kimono, au bonheur des dames

Du 22 février au 22 mai 2017

« Pour la première fois hors du Japon sont exposées en France les plus belles pièces textiles de la collection de la célèbre maison Matsuzakaya, fondée en 1611. À travers ces kimonos exceptionnels est porté un regard inédit sur l’évolution de la mode au Japon depuis l’époque d’Edo (1603-1868) jusqu’à nos jours. L’exposition traite de l’évolution de ce vêtement et de ses accessoires et montre leurs réinterprétations dans la mode japonaise et française contemporaine.

Porté à l’origine comme un vêtement de dessous par l’aristocratie, avant d’être adopté par la classe des samouraïs comme vêtement extérieur, le kimono est vite devenu un vêtement usuel pour toutes les classes de la population japonaise. Il faut attendre le milieu du 19e siècle pour le voir porter en France par les élégantes en tant que vêtement d’intérieur à une époque où le goût pour le « japonisme » se retrouve chez les créateurs de mode comme Paul Poiret (1879-1944) ou Madeleine Vionnet (1876-1975). Aujourd’hui, de nombreux créateurs de mode japonais comme Kenzo Takada ou Yohji Yamamoto ou particulièrement Junko Koshino revendiquent son influence. De la même manière, Yves Saint Laurent, Jean Paul Gaultier, John Galliano ou Franck Sorbier, s’inspirent du Japon en réinterprétant les codes structurels du kimono, lui conférant une place de premier plan sur la scène artistique.

Œuvres particulièrement fragiles, les exceptionnels kimonos anciens de la maison Matsuzakaya seront intégralement remplacés en cours d’exposition, début avril. Avec le prêt exceptionnel de la collection Matsuzakaya. Cette exposition a été organisée par le musée national des arts asiatiques – Guimet, la J.Front Retailing Archives Foundation Inc. et la Fondation du Japon. »

Musée Guimet – 6, place d’Iéna- 75116 Paris – Le musée est ouvert tous les jours sauf le mardi, de 10h à 18h

TRAVAUX DE DAMES ?

du 8 mars au 17 septembre 2017

« Depuis ses origines, le musée des Arts décoratifs entretient un lien privilégié avec la thématique des femmes créatrices. Dans un parcours chronologique et thématique, plus de 200 pièces de la fin du XIXe siècle à nos jours, issues exclusivement du fonds du musée, illustrent une large palette de savoir-faire autour de figures emblématiques, telles Hélène Henry, Sonia Delaunay, Elsa Schiaparelli, Eileen Gray, Charlotte Perriand, Niki de Saint-Phalle, Maïmé Arnodin et Denise Fayolle, Matali Crasset… Cette présentation, pleine de découvertes, révèle une sélection variée de la riche collection de l’institution ».

Musée des Arts décoratifs, 107, rue de Rivoli, Paris Ier – 

UNE GARDE-ROBE, DE LA VILLE À LA SCÈNE

Du 27 avril au 13 août 2017

« Émouvante et passionnée Dalida demeure une star immensément populaire. Le Palais Galliera lui rend hommage en exposant sa garde-robe, objet d’une récente donation faite par son frère Orlando. Amoureuse de la mode, elle a tout osé, tout porté : robes New-Look des années 50 griffées Jacques Estérel, robe chasuble du Balmain seventies, sobre et chic en Loris Azarro, flamboyante en costumes paillettes et disco par Michel Fresnay dans les années 80, classique et indémodable en Yves Saint Laurent rive gauche, sans oublier Jean-Claude Jitrois qui disait qu’habiller Dalida « c’est comme habiller les stars pour le Festival de Cannes »…

Habillée par les plus grands à la ville comme à la scène, en haute couture ou en prêt-à-porter, Iolanda, Miss Égypte à l’explosive plastique, devient Dalida et fait avec Bambino un tabac à Bobino dans une robe bustier rouge façon Hollywood par Jean Dessès. C’est cette même robe qui donne le tempo du parcours, accueille le visiteur dans le salon d’honneur mettant en scène ses années de jeunesse et son ascension vers le succès : petites robes, robes de scène, photographies, pochettes de disque, look ethnique, hippie… Dalida incarne la méditerranée, ensoleillée et tragique, au langoureux accent. Taille marquée, hanche et poitrine moulée, épaule dégagée, chute de reins, tout est vertigineux chez elle. Sophistiquée, parée, maquillée, accessoirisée, c’est une bête de scène. Dans l’écrin de la grande galerie sur fond de cimaises dorées, la partie showbiz de sa garde-robe se déploie : de l’exotique, de la peau, du noir et de l’or… suivie dans la galerie Ouest par le défilé de ses tenues de ville d’une élégance toute parisienne : manteaux et capes, noir et or, cuirs…

Si sa garde-robe a toujours suivi les évolutions de la mode, elle est aussi le reflet de son évolution artistique. Au fur et à mesure de sa carrière, elle interprète avec talent un répertoire d’auteurs révélant sa sensibilité et plus encore sa fragilité. Les rêves de la jeune fille du Caire qui voulait devenir une star de cinéma se réalisent offrant sa beauté aux grands écrans des salles obscures. Ainsi, le final de l’exposition dans la salle carrée projette le visiteur dans l’univers du cinéma avec costumes et extraits de sa filmographie. »

Palais Galliera, 10, avenue Pierre-Ier-de-Serbie, Paris XVIe – Dalida, sa garde-robe, de la ville à la scène – du 27 avril au 13 août 2017 – 

TENUE CORRECTE EXIGÉE, QUAND LE VÊTEMENT FAIT SCANDALE

du 1er décembre 2016 au 23 avril 2017

« Cette exposition originale et inattendue propose d’explorer près de 300 vêtements et accessoires, portraits, caricatures et petits objets, les prises de libertés et les infractions faites à la norme vestimentaire, aux codes et aux valeurs morales. Robe volante, pantalon féminin, jupe pour homme, smoking pour femme, mini-jupe, baggy, ou blue jeans, devenus emblématiques, ont tous marqué une rupture, provoquant à leur apparition de virulentes critiques, voire des interdictions. Parce qu’ils étaient trop courts ou trop longs, trop ajustés ou trop amples, trop impudiques ou trop couvrants, trop féminins pour l’homme ou trop masculins pour la femme, ces vêtements ont transgressé l’ordre établi. Ce projet, conçu par Denis Bruna, conservateur, dans une scénographie confiée à Constance Guisset, s’articule autour de trois thématiques fortes : le vêtement et la règleest-ce une fille ou un garçon ? et la provocation des excès ».

Musée des Arts décoratifs, 107, rue de Rivoli, Paris Ier – 

« Habits aux couleurs de l’Espagne« 

du 21 juin au 24 septembre 2017  

« La Maison de l’écrivain français le plus hispanophile, Victor Hugo, accueille un exceptionnel ensemble de costumes traditionnels espagnols issus des collections du Museo del Traje de Madrid. Pour la première fois à Paris, près de 80 vêtements, habits et accessoires du XIXe et du début du XXe siècle racontent l’âme des provinces espagnoles : Canaries, Andalousie, Catalogne, Majorque, Aragon, Castille, Salamanque, etc. Ces costumes d’une extraordinaire richesse d’exécution ont inspiré les plus grands couturiers espagnols, comme Balenciaga. L’exercice de broderie, de plissé, l’éventail des couleurs, la fantaisie des rubans, l’extravagance des chapeaux et des bijoux conduisent à considérer ces costumes aujourd’hui avec les singularités contemporaines. Jadis catalogués au rang de témoignages folkloriques, ces costumes, dans leur immense variété, apparaissent désormais avec force de créativité. L’inscription de cette exposition dans le cadre de la semaine de la Haute couture à Paris permet d’apprécier la valeur inestimable du travail quotidien des hommes et des femmes souvent modestes qui ont au fil du temps réalisé ces costumes somptueux. Cette poésie de l’ordinaire est élevée au rang des métiers d’art. Une sélection de photographies documentaires de José Ortiz Echague (1886-1980) illustre avec caractère cette histoire populaire de l’Espagne du XIXe et du début du XXe siècle. »

Maison de Victor Hugo  –  6 place des Vosges – hôtel de Rohan-Guéménée – Paris –

Mariano Fortuny

du 4 octobre 2017 au  7 janvier 2018

« C’est à partir de 1906 que Mariano Fortuny, artiste d’origine espagnole installé à Venise, se tourne vers l’impression textile.
Très influencé par l’antiquité, il s’attache à la souplesse du vêtement sans taille, en créant des pièces sobres et intemporelles, aux lignes droites, parfaitement adaptées aux formes du corps qu’elles révèlent. Ainsi, l’emblématique robe « Delphos », brevetée en 1909, qui tire son nom de l’Aurige de Delphes, s’inspire du chiton ionien et reflète l’engouement pour la Grèce dont Isadora Duncan se fait alors l’interprète. Le succès de cette robe coupée dans une soie finement plissée, de taille unique, et dont le décolleté et les manches font l’objet de subtiles variantes, ne se dément pas durant plus de quarante ans, auprès d’une élite avide de modernité comme la comtesse Greffulhe et sa fille Elaine, duchesse de Gramont, la marquise Casati, Sarah Bernhardt, Eleonora Duse et Isadora Duncan. »

Palais Galliera – 10, Avenue Pierre-1er-de-Serbie, 75116 Paris

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Balenciaga l’oeuvre au noir – Musée Bourdelle
Balenciaga l’oeuvre au noir – Musée Bourdelle
Balenciaga l’oeuvre au noir – Musée Bourdelle
Balenciaga l’oeuvre au noir – Musée Bourdelle
Balenciaga l’oeuvre au noir – Musée Bourdelle
Balenciaga l’oeuvre au noir – Musée Bourdelle
Balenciaga l’oeuvre au noir – Musée Bourdelle
Mode & Femmes 14/18 – Bibliothèque Forney
Mode & Femmes 14/18 – Bibliothèque Forney
Mode & Femmes 14/18 – Bibliothèque Forney
Mode & Femmes 14/18 – Bibliothèque Forney
Habits au couleurs de l’Espagne – Maison de Victor Hugo
Kimono Au Bonheur des Dames – Musée Guimet
Tenue Correcte Exigée – Musée des Arts Décoratifs
DALIDA – au Palais Galliera
Mariano Fortuny (1871-1949). Robe Delphos en soie plissée grise, vers 1920. Galliera, musée de la Mode de la Ville de Paris.
Travaux de dames ? au musée des Arts Déco rue de Rivoli

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