David Bowie, disparition d’une Icône

Il y a des jours qu’il faut marquer d’un pierre blanche. Celui de la sortie d’un album de David Bowie en est un pour nous. Se dire Fan de Bowie depuis toujours n’est pas un euphémisme puisque aussi longtemps qu’on s’en souvienne, bon à part les premiers jours de maternelles davantage centrés sur le tirage des cheveux des voisins dans la cour, il n’est pas un jour ou notre enthousiasme s’est tari. Une sorte d’amour sans raison, inexplicable et inexpliqué. L’affaire commence d’ailleurs bêtement à la sortie de l’album Let’s Dance en 1983. Une hérésie totale pour les puristes qui ont toujours qualifié l’album de daube commerciale même s’il est arrivé en tête des charts. Mais le mal était fait, on était fan. On regardait le beau Bowie et sa Little China Girl qu’on connaissait par coeur, une reprise d’Iggy Pop qui datait de 77, on chantait un Modern Love d’ado malmené, et on recommençait. 10 fois, 20 fois, 30 fois jusqu’à ce que la famille, oreilles saturées,  soit sur le point de céder à des pulsions dangereuses.

Puis on a vu les films, on a craqué la même année pour le Major Jack Celliers, croquant des fleurs face à l’énigmatique Ruychi Sakamoto dans Furyo. Posters dans la chambre, un vrai truc de fan quoi, rêvassant à l’homme parfait qui serait Beau oui comme Bowie comme le serinait Isabelle Adjani. Etait-il un bon acteur ? Pas toujours bien sur, beau comme un vampire mais assez ridicule dans Prédateurs face à Deneuve et Sarandon, un film pourtant devenu culte aujourd’hui…. Aucune importance, il aurait pu faire n’importe quoi, rien ne nous aurait déçus. Avec l’âge, vint la raison et donc la découverte et l’amour pour l’oeuvre entière, et ce personnage fou de Ziggy Stardust et le fantastique The man who sold the world.  Le diamant sur la couronne, ce fut le concert américain dans le Connecticut, où nous emmena un correspondant américain bien inspiré, et qui nous laissa définitivement fan. Costumes déments, chaleur bestiale, foule surexcitée, sanglots convulsifs, le spectacle était fascinant et le chanteur éblouissant. Pour toujours. Son phrasé si particulier aux accents snobs, son rire démoniaque, cette ambiguité sensuelle de dieu assyrien et cette allure si british étaient bouleversants, rien ne saurait jamais nous distraire de lui.

Comme sa musique, son style vestimentaire est reflet de l’avant-garde. Décidé à être un artiste, lui le gamin issu de grises banlieues londoniennes, l’école artistique qu’il fréquente lui apprend les courants, les créateurs, la véritable culture. Il n’aura de cesse d’expérimenter en restant toujours hors des sentiers, s’inspirant autant de la déconstruction de Kansai Yamamoto que des oeuvres de Le Corbusier, précurseur avec ses vestes épaulées à la Balmain ou Givenchy, oubliant son corps pour devenir un pierrot blanc dans Ashes to Ashes ou un homme araignée aux combinaisons de maille , ou pour se transformer en icône, costume bleu électrique coupé par Hedi Slimane en 2002.

La sortie de l’album aujourd’hui – jour des 69 ans de l’artiste –  est l’occasion d’une nouvelle collaboration avec Paul Smith.  Amis de très longue date, David Bowie et Paul Smith avaient déjà collaboré en 2013 pour la sortie de l’album The Next Day : le tee-shirt officiel reprenait le dessin de la pochette qui faisait elle-même référence à Heroes (1977). La collection-capsule de Blackstar comprend 2 tee-shirts, un blanc et un noir, un cd, un vinyl et un bouquin d’art préfacé par Paul Smith. On ne sait pas si on achètera les tee-shirts mais on sait déjà que l’album reste avant-gardiste et que le génie de Bowie est toujours là, inéluctable.

Collection Paul Smith x David Bowie, les tee-shirts sont vendus exclusivement sur le site internet, édition limitée à 500 exemplaires, album Blackstar de David Bowie, sortie aujourd’hui 8 janvier 2016.

10 janvier 2016 : Pierre noire aujourd’hui dans nos vies, mort tellement inattendue d’une icône, tristesse immense, on restera Fan pour toujours, on citera Iggy Pop qui a déclaré ce matin : «  »L’amitié de David était la lumière de ma vie. Je n’ai jamais rencontré quelqu’un d’aussi brillant. Il était le meilleur ». 

Nouvelle boutique Paul Smith rue Pastourelle dans le Marais, toutes les photos dans un précédent post ici !

Blackstar
Blackstar
Blackstar
Blackstar
Tee-shirts Blackstar David Bowie x Paul Smith
Tee-shirts Blackstar David Bowie x Paul Smith  – 65£
The rise of David Bowie 1972-1973 650£
The rise of David Bowie 1972-1973 650£
The rise of David Bowie 1972-1973
The rise of David Bowie 1972-1973
David Bowie avec Paul Smith et le patron de GQ US
David Bowie avec Paul Smith et le patron de GQ US
Manuscrit de Ziggy Stardust
Le Manuscrit de Ziggy Stardust
Année 2002, le costume fait par Hedi Slimane
Année 2002, le costume fait par Hedi Slimane
Furyo
Irrésistible dans Furyo
David Bowie albums
David Bowie albums
David Bowie
David Bowie

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